Quand les parents connaissent déjà Prague, comment faire partager le goût de la ville à un duo d’enfants, disons, toniques ? En jalonnant le parcours d’aires de jeu et de choses rigolotes. Of course, ils ont eu leur compte de clochetons et de pavés. Mais ces photos-là on peut les voir un peu partout. Alors que nos compères jobards, sur les toboggans tchèques…

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Me revoilà… grand raoût annuel… quelques Instagrams de Madrid…



Reigning again

25avr12

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La photo n’est pas terrible mais il tombait des trombes d’eaux et j’étais en réunion, pas facile de dégainer le téléphone discrètement. Mais cet après-midi, cette espèce de pagode improbable a remonté la Tamise. S’agissant de mon unique opportunité de participer un tout petit peu au jubilé de diamant (à moins que Lizzie ne m’envoie un carton, mais à ce stade je reste circonspecte), j’ai capturé le bateau de la Queen.

A part ça j’ai emprunté le titre de ce post à un tweet de @Queen_UK aujourd’hui. J’adore. Même sans être au courant des moindres recoins de la vie politique et de la société anglaise – c’est hilarant.

A part ça (2), il fait un temps pourri (Sauwetter comme y disent par chez nous). London wind: 1 – Berlin umbrella: 0. Et le vent a emporté mes cartes de visites comme des confettis, un grand moment (de solitude) en pleine bourrasque et en pleine City. Grandiose.

A part ça (3), je vais me refaire un thé et regarder les tirs au but de Bayern-Réal… À la maison c’est pas forcément mon truc mais je ne me lasse pas d’entendre le nom de Schweinsteiger dans la bouche du commentateur briton.


Donc là je suis en train de faire mes bagages. C’est un pensum relativement courant, mais comme à chaque fois — ça m’exaspère. J’adore voyager, je suis toujours contente de poser le pied “ailleurs“, mais curieusement, faire mes valises, pour un aller-retour express ou pour de grandes vacances, ça me mets dans une rogne noire. Va comprendre.

Et là je dois dire que c’est le pompom. Deux jours à Londres (où il fait un temps de Londres), à voler avec une compagnie ultra low-cost qui s’est fait saquer au moment de la distri de créneaux de vols, en terme de stratégie et de logistique ça veut dire:

1° Je vais me battre pour avoir une place côté hublot (pas pour la vue, hein, pour le mur) car:

2° Pour éviter de piquer du nez en pleine réunion, je dois impérativement dormir en vol pour compenser l’heure indue à laquelle je dois me lever (d’où le côté hublot, CQFD)

3° J’ai opté pour le bagage cabine only et je me ferai trancher un bras plutôt que de payer le supplément soute, par principe. Mais ce choix-là, c’était avant de savoir qu’à mon retour j’allais devoir sauter dans un taxi pour filer direct vers une soirée de gala. Tout en espérant avoir passé avec succès le test du 1° et du 2° ci-dessus, au risque de passer pour la Frenchie la plus éteinte de Prusse en pleine remise des prix.

Concrètement, ça veut dire que j’ai trois décimètres cube et demi pour faire tenir une brosse à dent de poupée, un costume de travail (E*syjet en stiletto, moi je tente pas; c’est plutôt baskets et battledress de rigueur), la tenue de gala, la boite de peintures de guerre et autres joyeusetés.

Et à supposer que ça rentre (et que ça ressorte potable), à quel moment je me change / maquille for the red carpet? A Gatwick derrière la mascotte des JO ? A l’arrivée à Berlin en attendant le contrôle du passeport ? Dans le taxi ? Sur place cn laissant mon vestiaire-bagage-cabine (et ma dignité) ?

Non franchement, j’en ai des problèmes… Allez, chiche que je tue la brune en moi et que je le paye, ce supplément bagage ? Et le service limo (option dressing room) au lieu du taxi ?


Tentative d’éducation par l’exemple, jour d’élection:

La mère (ton lénifiant): Là le monsieur vérifie mon nom. (…) Là il me donne une enveloppe bleue. (…) Là je prends les bulletins de tous les candidats. Le nom de chacune des personnes qui veut être président ou présidente est inscrit dessus. (…) Là, je vais dans l’isoloir mettre un seul bulletin dans l’enveloppe. Noooon, tu ne peux pas venir. (…) Là, je vais mettre l’enveloppe bleue dans cette boite qui s’appelle une urne. Nooon, tu ne peux pas mettre mon enveloppe dans l’urne. NOOON, vraiment pas. Tu dois attendre encore, euh,… 14 ans.

L’enfant (catégorique): Ben elle est NULLE, ton élection!

L’assesseur (compatissant): Vous faites ça très bien, madame.

La mère (en son for intérieur): …Oui ben y a des fois je me demande pourquoi je n’ai pas choisi de m’inscrire pour le vote électronique.

Et tant qu’on y est, note à l’intention d’Opinionway, j’apprécie les gens qui sont pointus dans leurs analyses pointues et posent des questions, disons, pointues. Mais franchement, quelques fois, ce ne serait pas du luxe de prévoir une option “ne se souviens plus”. Et oui, j’avoue, on the spot je n’avais aucune idée de ce que j’ai voté aux cantonales de 1883 (Ferry ou Mac-Mahon?), pardon d’avoir répondu Aung San Suu Kyi, c’était le plus plausible. Sorry si votre vision de mon parcours politique en est peut-être, comment dirais-je… moins pointue.


Ce week-end j’ai aimé :

  • Etre invitée à une chasse au dragon (en plastique, l’espèce est protégée) en rentrant du boulot.
  • Les aider à organiser un kibboutz (gentiment transgressif mais — confortable).
  • Découvrir un nouveau Kindercafé à côté de la maison (mais bon, ça va maintenant, le quartier est saturé, on va pas devenir Charlottenberg non plus).
  • Aller voter dans des conditions de rêve ou quasi (foi de Française donc supposément plus encline à la râlerie qu’au compliment) à l’ambassade, sous l’œil indifférent du bel oiseau qui niche sur la terrasse.
  • Naviguer entre les tulipes du jardin de Britz, jouer à cache-cache avec la pluie mais passer la journée dehors quand même.
  • Inventer des histoires de sorcière pour les enfants, au bord du puits du jardin des Sorcières ou dans le U-Bahn.

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Pour l’heure, j’ai rangé l’infâme Parapote, Petit Pierre, Chachien et le rhinocéros écrase-tout dans la boite à souvenirs…


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Les enfants sont rentrés de Lorraine avec de kilos de chocolat et tout plein de souvenirs. Les chasses-à-l’oeuf (dis maman, comment y fait, le lapin, pour livrer des oeufs pile au bon endroit chaque jour ? — Euh, fastoche, les parents ont une app secrète sur leur Ipad pour géolocaliser les enfants sages… OUI, BEN QUOI ??), la tribu des cousins, de nouveau petits copains à la frontière luxembourgeoise, les sorties avec Muttie et BJ au château de Manderen, à Metz ou dans leurs jardins secrets… A les écouter raconter tout ça, ça a vraiment filé à une vitesse folle, ces vacances.


Chez Marlene

17avr12

Chez Marlene, il y a des drôles de sculptures anthropomorphes (euh, je crois qu’on dit comme ça, en tout cas ces sortes de bonshommes vous accueillent de la cour au grenier).

Chez Marlene, il y a des esquisses au fusain, des gouaches, et aussi tout ce qu’on ne voit pas, mais que l’on sent dans l’âme de sa maison – ses performances scéniques (de l’action-painting à la musique).

Chez Marlene, il y a quatre enfants, et trois lapins dans la jardin.

Chez Marlene c’est une maison Jugendstil classée, mais pleine de vie et de petits recoins. Le temps s’y est arrêté mais l’esprit furète de pièce en pièce.

Chez Marlene, on vous apporte le petit déjeuner sur un (deux, trois) plateaux, et l’on part l’âme légère sur les traces d’autres artistes, petits ou grands, qui eux aussi se sont épanouis à Weimar.

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Sur le chemin de Berlin, nos pas nous ont portés à Weimar. La cité des Bach, Cranach, Goethe, Schiller etc, c’est une sorte d’anti-Berlin. Sage, en ordre, préservée. Et ben… une fois de temps en temps, ça fait du bien aussi – même si là encore, ce n’est pas là qu’on passerait notre vie…

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Coup de coeur et mention spéciale à la Bibliothèque d’Anna-Amalia, et coup de chapeau à ceux qui ont oeuvré à sa restauration après l’incendie de 2004. Même sans être un bibliophile averti ou un fou de rococo – c’est un endroit qui vaut de se précipiter sur les quelques billets disponibles chaque jour (ou, j’imagine, de s’organiser à l’avance, ce qui n’était pas dans le concept de notre fugue pascale).




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